Voici le premier article, visant à vous présenter la démarche générale pour optimiser votre productivité ET la Qualité de Vie au Travail (QVT) en même temps.

Quel intérêt pour la santé de l’entreprise?

Plusieurs aspects de l’entreprise sont impactés par le bien-être des salariés et leur fidélité envers l’entreprise. Cela passe par la productivité, l’organisation mais aussi la marque employeur et l’image de marque de l’entreprise.

Rappelez-vous de l’impact médiatique de la vague de suicide qui a eu lieu dans une grande entreprise française.

Ce malheureux évènement a eu un impact sur l’image de marque de l’entreprise, c’est-à-dire sur sa renommée auprès de sa clientèle et de ses clients potentiels. Mais également sur sa marque employeur, autrement dit sur l’opinion et l’engagement de ses salariés actuels et potentiels.

Qui voudrait rejoindre une entreprise dont les mauvaises conditions de travail ont mené plusieurs salariés au suicide ? Pour se faire une nouvelle jeunesse, l’entreprise a dû fusionner et changer de nom. Cette dernière est aujourd’hui classée onzième parmi les entreprises où il fait bon vivre et est devenue leader du marché.

Force est de constater que l’ensemble de la santé de l’entreprise est impactée par ses salariés. Des études ont démontré le lien entre le bien-être et la productivité ainsi que la performance. Cela ne vaut-il pas la peine de créer un environnement favorable ? Bien souvent, cela est peu coûteux !

Comment ?

Une marque employeur de qualité attire également de nouveaux talents. A condition que les salariés en place soient satisfaits, fidèles et attachés à leur entreprise. Bien d’autres mécanismes, peu coûteux permettent d’améliorer la santé de l’entreprise avec l’aide et en aidant ses salariés.

C’est le cas notamment de la Justice Organisationnelle, qui permet d’avoir quantité de bénéfices en améliorant l’un des trois aspects suivants (voire les trois) :

– Les interactions entre le management et les salariés (Justice Interactionnelle)
– La prise de décision (Justice Distributive)
– La procédure de prise de décision (Justice Procédurale).

Cela fera l’objet d’un article plus détaillé.

Mais comment connaitre le besoin des salariés ? Comment les aider et leur permettre d’aider l’entreprise par la même occasion ? Tout simplement en les interrogeant !

« Celui qui fait est celui qui sait . »

Le salarié connait son travail au quotidien et les conditions de travail idéales pour le mener à bien.

Exemple concret : Un patron a participé à une émission dont le but est de se faire passer pour un stagiaire pour voir comment le travail se passe au quotidien.

Quelle n’a pas été sa surprise de constater que les portières des voitures, qu’il jugeait confortables pour ses salariés, étaient trop lourdes !

Cette information lui était venue aux oreilles mais il ne l’a pas prise au sérieux en pensant que ses salariés exagéraient.

L’immersion lui a permis de constater, qu’effectivement, le poids des portières était fatigant à la longue. Car le salarié doit ouvrir et fermer ces portières plusieurs dizaines de fois par jour !

Chaque information peut avoir son importance. Avant d’investir, comme c’est le cas dans l’achat de voitures de fonction, il est parfois plus judicieux d’interroger les salariés. Car, dans cet exemple, les salariés préféraient les anciennes voitures et n’avaient pas souhaité en changer. Une bonne intention peut parfois mal tourner.

Ecouter les salariés est le premier pas pour obtenir leur aide : comment s’y prendre ?

Ça semble trop simple et trop beau pour être vrai ? Vous avez raison.

Encore faut-il savoir comment leur demander et comment interpréter de façon objective leur réponse. Mais aussi, comment répondre à ce besoin ? Toute la difficulté réside dans cette étape cruciale à ne pas rater.

Quelques clés

Dans l’idéal, il faut faire venir un intervenant extérieur pour lever la barrière de l’auto-censure. Cet intervenant ne doit pas utiliser son filtre personnel et interpréter ses réponses. Il doit se contenter des faits et les analyser. Les résultats doivent être restitués de façon anonyme, pour s’assurer la franchise des salariés.

C’est ce que proposent bon nombre d’outils de la psychologie du travail. Il est nécessaire de les adapter à chaque entreprise, après une analyse des besoins par le consultant.

Demander l’avis des salariés engendre déjà des effets bénéfiques et donne de l’espoir aux salariés. Mais il est de ce fait impératif de ne pas les décevoir et donner suite à cette démarche. Ce processus engendre des attentes. Si on ne peut les satisfaire, il est nécessaire d’en expliquer les raisons aux salariés. Ils sont capables de comprendre les contraintes de l’entreprise.

Bien que les résultats soient meilleurs avec un intervenant extérieur, je vais partager avec vous des clés permettant d’améliorer la situation de la santé de l’entreprise et de ses salariés.

Les domaines d’intervention et notions clés de la psychologie du travail sont divers et variés. Mais pas d’inquiétude, je vous les ferai découvrir au fur et à mesure. Je ne doute pas que certaines de ces notions provoqueront un déclic et que vous voudrez les appliquer dans votre entreprise.

Dans le prochain article, je vous présente la démarche de diagnostic des Risques Psychosociaux (RPS). Elle permet justement de répondre aux objectifs précédemment cités, tout en répondant aux obligations légales. Il est possible de faire d’une pierre deux coups en limitant les frais !