Vous venez de recruter le candidat qui vous correspond le plus ?

Il faut soigner son intégration pour s’assurer que ce dernier estime que le poste lui correspond également et que cela se passe au mieux.

Une intégration réussie ne se résume pas à lui expliquer la procédure à suivre et lui présenter l’équipe avec laquelle il va collaborer.

Voyons quelques conseils pouvant favoriser cette étape cruciale de la vie du salarié.

Présentation du poste

Avant intégration, il est parfois nécessaire d’entamer une formation spécifique. Elle doit intervenir avant que le nouveau collaborateur ne prenne concrètement possession de son poste.

L’objectif premier de la formation est d’intégrer de nouvelles connaissances, pour les appliquer en poste et les transformer en compétences. Veillez alors à ne pas le submerger d’informations. Incapable de tout mémoriser, il devra faire un tri inévitable et la formation ne sera que partiellement transférée et utilisée en poste.

Si vous le pouvez, divisez cette formation en plusieurs modules. Cela peut être favorisé par une formation en ligne notamment. Dans l’idéal, le nouvel arrivant choisit quand suivre ces formations, une fois qu’il aura bien intégré les modules précédents.

A l’arrivée de la nouvelle recrue, vous pouvez vous contenter dans un premier temps de lui présenter sommairement les particularités de son poste. Sans pour autant l’abandonner à son sort !

Une courte documentation peut lui être fournie pour de plus amples informations, à consulter en cas de besoin.

Si votre fonctionnement est assez souple, laissez au nouvel arrivant la possibilité de s’approprier ses propres méthodes de travail. Cela peut vous apporter beaucoup et vous faire gagner en productivité.

Que ce dernier sorte de formation ou vienne d’une autre entreprise, son regard neuf est une bonne occasion de voir les choses sous un autre angle et décoller la tête du guidon. Il peut vous faire découvrir de nouveaux procédés efficaces dont vous n’aviez pas connaissance.

Vous pourrez toujours faire des mises au point, si cela s’avère nécessaire et que ses méthodes ne lui permettent pas d’atteindre les objectifs visés (qui doivent d’ailleurs être clairs et réalisables).

Présentation des collègues

Certaines entreprises présentent l’ensemble des membres de l’équipe, à la recrue, dès son arrivée. D’autres, préfèrent l’isoler dans un premier temps.

« Aucun extrême n’est bon ! »

Il ne s’adapte pas aux besoins individuels du nouveau collaborateur. Le tout est d’arriver à un compromis. Et laisser le choix au principal intéressé du rythme auquel il fait connaissance avec ses nouveaux collègues et assimile les nouvelles informations.

Il s’agit une fois de plus de ne pas le submerger. Qui n’a pas connu la gêne de rencontrer un groupe qui se connait déjà, sans parvenir à remettre le nom sur le visage de chacun ?

Il ne doit pas non plus se sentir isolé et ne pas oser solliciter les autres. Il peut avoir besoin d’informations, de précisions, de validations, ou tout simplement d’interactions.

« Cela dépend de l’individu et de ses besoins. »

Evitez également de le pousser à se présenter devant tout le monde, cela peut être une grande source de stress pour certains, qui n’apprécient pas d’être au centre de toutes les attentions. Organiser un repas ou un événement pour l’occasion peut avoir les mêmes effets. Ce dernier peut être mal à l’aise et attendre (im)patiemment la fin à côté du buffet.

Pour parvenir à un équilibre, privilégiez la présentation avec un seul interlocuteur, qui sera son référent les premiers temps. Cela peut rassurer d’avoir un interlocuteur unique à solliciter en cas de besoin.

Pour choisir ce référent (différent du tutorat), optez pour le volontariat. Le superviseur, ou le collaborateur occupant un poste similaire, semblent tout indiqués. Dans les faits, ce n’est pas toujours une situation idéale. Si le référent n’est pas volontaire, il peut inhiber le nouvel arrivant sans s’en rendre compte.

En effet, pris dans le travail, sans avoir vraiment envie d’être référent, ce rôle peut être occupé à la légère, à la va-vite. Il s’agit bien là d’un rôle, qu’il faut s’approprier en ayant envie d’aider le nouveau venu.

Dans un premier temps, le référent peut aller chercher les informations pour son collaborateur, tout en le menant progressivement à l’autonomie. En lui fournissant l’information demandée, il peut lui indiquer également sa source, et lui signaler au passage de ne pas hésiter à solliciter ses collègues.

Un suivi régulier est également nécessaire, pour corriger d’éventuels problèmes et/ou difficultés lorsqu’ils se présentent. Il est important de veiller à ce que le nouveau collaborateur ne reste pas isolé de l’équipe, ou soit au contraire envahi d’informations. C’est également l’occasion de clarifier les objectifs.

Les échanges informels avec les collègues sont l’idéal, à l’occasion de pauses café (le cas échéant) ou de la pause-déjeuner. En revanche, ces échanges doivent se faire sans contrainte.

Vous pouvez sensibiliser vos collaborateurs à aller voir le nouvel arrivant à tour de rôle, tout en s’assurant par la même occasion qu’il n’a besoin de rien. Cette approche plus individualisée ne sera pas source de stress et lui permettra de mémoriser l’identité de chacun plus facilement.

Le but est de laisser au nouvel arrivant le choix du rythme de son intégration. Certains sont plutôt réservés, tandis que d’autres recherchent davantage d’interactions : laissez-le donc décider en fonction de ses besoins. Son intégration n’en sera que plus efficace et épanouissante !

De plus, la nouvelle recrue pourra instaurer des relations qui lui correspondent et entrer davantage en contact avec les collègues qui lui conviennent le plus, en toute harmonie.