Le manager de transition est un couteau suisse !

De plus en plus plébiscité le Manager de Transition est un couteau suisse, dont les facultés d’adaptation priment sur l’expertise métier. Il est, comme sa fonction le laisse entendre, un cadre expérimenté, dont le discernement et la vision orientée « résultat » vont permettre à l’entreprise de passer d’un état insatisfaisant à un état satisfaisant, voire très satisfaisant.

Selon le contexte, la taille de l’entreprise, et son besoin, le Manager de Transition va mener des missions d’accompagnement du changement lié à une crise humaine/financière, des enjeux majeurs tels que de nouvelles formes d’organisation, des développements commerciaux/produits innovants, la nécessité d’amélioration des compétences opérationnelles… Il y a autant de missions que d’entreprises !

Pourquoi faire appel à un Manager de Transition ?

Le point commun est que l’entreprise qui fait appel à un manager de Transition ne dispose pas ou ne souhaite pas mobiliser une ressource interne. Besoin d’objectivité, besoin de sécuriser un projet, besoin d’obtenir des résultats probants hors des process habituels… mais aussi et souvent urgence à intervenir, vont orienter l’entreprise vers un profil externe.

Les bénéfices pour l’entreprise sont nombreux. Tout d’abord l’introduction d’un interlocuteur extérieur oblige à repenser le sujet, à autoriser un questionnement et parfois une remise en cause de certaines « réalités ». Ce regard neuf porté sur l’organisation, les pratiques, les enjeux stratégiques, le management… conduit immanquablement la Direction à revisiter son analyse de la situation. Ensuite en tant qu’externe au système le Manager de Transition peut autoriser et porter des initiatives qui semblaient impensables jusqu’alors. C’est en ce sens qu’il n’est pas un « cost killer » comme on le croit souvent, car sa mission n’est pas de maintenir un système en l’état en le rendant plus productif et rentable. Au contraire son objectif est d’opérer une transformation du système pour le rendre pérenne. Il joue donc plusieurs rôles : auditeur, manager, facilitateur, coach, formateur et artisan d’une transformation. Il agit de façon très opérationnelle en étant orienté solution.

Comment se déroule une mission ?

La préoccupation première du Manager de Transition est de comprendre les enjeux de la mission qui lui est proposée et de clarifier les attendus de ceux qui le mandatent (généralement la Direction Générale ou les Actionnaires). Ensuite il décline dans son offre de service les modalités opérationnelles d’interventions, et les objectifs sur lesquels il s’engage.

Pendant la phase d’intervention il est au cœur du système : il doit diagnostiquer avec précision le cadre de son intervention (service, projet, société), les parties prenantes (salariés, tiers, clients), les outils/le matériel, les flux d’information et leur véracité, les éléments extérieurs (concurrence, innovations, ruptures, législations…) afin de préconiser une stratégie puis un plan d’action. Il conduit ce plan d’action en s’appuyant sur les équipes en place et génère des avancées et des résultats (pas uniquement financiers). La mission dure généralement de 6 à 18 mois en fonction de la taille et de la complexité du projet à mener.

Le manager de transition accompagne la transformation des organisations et des équipes, il est tout à la fois opérationnel, perspicace et stratège. Agile et innovant, il « sort » l’entreprise de ses anciens modèles. Sa vocation est d’être un passeur ; il n’a pas vocation à rester, il nourrit son métier d’approche diversifiée.

Il constitue une transition pour l’entreprise, dont les bénéfices perdurent bien au-delà de sa mission.