Le CONSTAT, LA MAINTENANCE DEVIENT UNE ALLIÉE.

Dans un contexte économique difficile, les entreprises doivent exploiter leurs marchés existants et explorer de nouvelles opportunités commerciales. Cela leur garantit la croissance de leur chiffre d’affaires.

Mais elles doivent également explorer les pistes permettant de diminuer les coûts, souffrant de coûts de production élevés. Afin d’identifier ces gisements de réduction de coût, l’entreprise a besoin de chercher les optimisations au sein de leurs services et sur leurs outils de production.
C’est dans ce contexte que la maintenance devient une alliée pour la baisse des coûts en se dotant d’une stratégie de maintenance.

LE MANAGEMENT DE LA MAINTENANCE

La gestion de la maintenance est stratégique. Elle permet de :

  • Augmenter la durée de vie d’un matériel et/ou d’un moyen
  • Augmenter la valeur du matériel et/ou du moyen
  • Assurer un fonctionnement conforme aux exigences prévues pour ce matériel

Pour cela, il est nécessaire de définir pour chaque moyen de production son type de maintenance. C’est un des facteurs de réussite. J’entends souvent dire qu’un management de la maintenance n’est valable que pour les grosses structures…C’est une erreur !
Tous les chefs d’entreprise sont d’accord pour dire que rien n’est plus précieux que d’assurer le maintien en fonctionnement de l’outil de production. Quels que soient le secteur et la taille de l’entreprise. Ainsi, pour les PME, il est important de s’impliquer dans un système de gestion de la maintenance, afin que l’effort financier réalisé pour cette activité, se transforme efficacement en plus-value, permettant ainsi de diminuer les arrêts de production, ainsi que la production de pièces non-conformes.

LA DÉMARCHE

Il s’agit, pour l’activité maintenance, de se doter d’une démarche structurée et cohérente avec la politique de l’entreprise. Cette démarche va permettre à l’entreprise, non pas d’atteindre le « zéro panne » qui n’est pas la meilleure maintenance, mais de correspondre à la politique globale définie dans l’entreprise. Elle va permettre également à l’organisation maintenance de prendre en compte les politiques appliquées aux autres services supports de l’entreprise telle que la qualité, la sécurité, les achats, etc…, et de s’inscrire dans la politique globale de l’entreprise.

La MISE EN PLACE DE CETTE DÉMARCHE

Analyser l’existant

Afin de mettre en place une organisation, ou l’améliorer, il est nécessaire de recueillir des informations sur vos équipements et sur votre organisation.

Pour cela, sont à réaliser ou collecter :

  • Analyse du retour d’expérience en priorisant les moyens
  • Rédaction des pratiques en processus
  • Planning de production

Ce travail réalisé, vous allez pouvoir analyser la cohérence entre les besoins de la production et l’activité maintenance, puis d’identifier les améliorations à apporter prioritairement.

Mesurer pour être efficace

L’activité maintenance souhaitant s’améliorer, divers indicateurs peuvent évaluer l’efficacité de son organisation. Ces indicateurs doivent être connus, mesurés et surveillés afin d’obtenir un management efficace.

Le plus connu des indicateurs est l’indicateur de production « TRS » (Taux de Rendement Synthétique).
Cet indicateur est le produit de trois facteurs : la disponibilité, la performance et la qualité.  Sa valeur correspond au temps nécessaire à la production à fournir de bonnes pièces, divisé par le temps utile à la production pour honorer ces commandes.La maintenance à un impact direct sur le facteur « disponibilité ». Pour analyser son activité, elle va se servir du MTTR (temps de réparation) et/ou du MTBF (temps de fonctionnement entre deux pannes). Mais attention, ces indicateurs ne sont que l’image de ce qui se passe et aucunement une action améliorative ! Des indicateurs « d’actions » devront être mis en place pour corriger ces derniers.

L’impact de la maintenance pour les taux de «performance» et «qualité», est partiel. Son rôle sera de s’assurer du fonctionnement nominal des moyens, aussi bien en qualité pièces fournies qu’en cadence de production de ces pièces. Mais la qualité matière ou les méthodologies opératoires de production ne sont pas de son ressort. La mesure d’un indicateur comme le TRS à un cout, qu’il faudra considérer.

GMAO : La traçabilité pour mesurer

Nous ne sommes plus au temps ou un bon technicien et un stock de pièces sur étagère étaient suffisants pour une bonne maintenance.Aujourd’hui, la priorité est donnée aux informations disponibles.
Ainsi le besoin d’information est incontournable, quel que soit l’outil utilisé. Du plus simple (tableur Excel) au plus complet fourni par un éditeur. Les applications les plus complètes permettent d’automatiser la planification de la maintenance et d’avoir accès aux données générales de l’activité. Ainsi, la GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur) va permettre une plus grande prévisibilité à l’activité en permettant d’améliorer la répartition des ressources «compétences» des équipes en fonction des opérations.

UN SERVICE STRATÉGIQUE

Il est maintenant admis que la maintenance contribue à la réussite d’une entreprise en recherchant le meilleur management pour elle-même. Tout dirigeant devrait voir en la maintenance un secteur stratégique du système de l’entreprise entière, et non plus uniquement comme un centre de coût. La maintenance ajoute de la valeur au processus de l’entreprise.
Ainsi, avec la vision globale et stratégique de l’entreprise, le dirigeant a besoin d’un outil de production performant, résultant de la mise en œuvre d’un système de management de la maintenance.