Comment oser donner son point de vue, avoir de l’à propos, , avoir confiance, créer de l’intérêt? Voilà les questions auxquelles nous sommes confrontés chaque jour.
Petit garçon, en rentrant de l’école je me disais toujours, « j’aurais dû lever le doigt, je connaissais la bonne réponse ».  C’est en parlant à ce petit garçon que j’ai commencé à m’intéresser à la prise de parole. Il fallait que j’ose tout simplement dire, au bon moment, ce que je souhaitais dire.

Osez !

Pour briser ce cercle vicieux, il est déjà nécessaire d’arrêter de vous juger et d’être indulgent avec vous même. Nous sommes imparfait et bien tant mieux . Donnons-nous le droit à l’erreur.  Plutôt que de focaliser sur vos peurs, agissez dès que l’occasion vous est donnée.  L’action et l’expérience sont les premiers moteurs pour vaincre vos peurs.

Agir, agir et toujours agir, l’art oratoire n’est pas une formule magique mais une culture et un travail de chaque instant.  Bien entendu, plus vous en saurez sur votre auditoire, plus vous maîtrisez votre sujet, plus vous vous êtes préparé( mentalement et physiquement ), plus vous aurez d’atouts pour réellement oser.

Pour ma part l’improvisation théâtrale, le slam, le théâtre, mes expériences en tant que chef de projet et chef d’entreprise ont forgé ma confiance. J’ai développé au fil de mes  expériences des techniques , des outils et un environnement indispensables pour ne plus rentrer de l’école ( ou d’ailleurs ) en me disant : « ‘j’aurais dû.. ».

Racontez vous des histoires

Une de mes élèves, Sophie M., orthodontiste de profession, était totalement tétanisée  à l’idée de prononcer trois mots devant ses pairs lors d’une conférence. Une grande nouveauté pour elle . En l’écoutant, je me suis très vite rendu compte qu’elle essayait de garder le contrôle sur tout : son image, ses slides, son texte… Et, plus elle essayait de garder le contrôle moins elle en était convaincante. Lâcher prise, jouer, s’amuser, raconter une histoire, voilà le travail que j’ai fait avec elle.  Et de ce travail est né un sourire, du plaisir à parler et au bout de quelques temps elle commençait à exprimer sa vraie personnalité chaleureuse et enjouée. Elle ne se présente plus jamais en disant : «  je suis orthodontiste » mais elle préfère dire aujourd’hui quelle redonne le sourire aux gens . Actuellement , elle a toujours son cabinet et a beaucoup de succès dans ses conférences.

Bien entendu pour bien raconter il est nécessaire de comprendre comment est structurée une histoire. Le schéma actanciel utilisé pour analyser un récit est une bonne base pour construire votre propre histoire en se posant quelques questions simples :
Qui est le héros de l’histoire ?
Quel est son objectif ?
Qui va l’aider ? ( adjuvant )
Qui va l’empêcher d’avancer ? ( opposant )

La meilleure des « recettes » pour faire passer vos messages restant tout de même votre enthousiasme  et votre sourire !

Restez vous même

Je suis resté ce petit garçon, mais je ne me dis plus « jamais j’aurais dû », mais « j’ai bien fait! ».
Soyez vous-même, osez, mettez un sourire dans vos présentations  et ne vous dites plus jamais  «  j’aurais dû » .