De temps à autres nous allons au restaurant pour le plaisir, réunion de famille ou pour des raisons professionnelles. C’est un moment de partage et de convivialité. Mais parfois il en est tout autre.

Cas d’école

C’est l’histoire d’une personne qui vend son appartement et son studio. Il achète un restaurant et le baptise Titanic.  Après avoir fait une super déco , il décide de travailler uniquement des produits frais. Il recrute du personnel à moindre frais, et ne prévoit aucune formation hygiène, car cela coûte cher, ne connaissant pas l’importance des OPCA, malgré le versement de la contribution obligatoire.

Un jour, il accumule les faits graves : un cuisinier ne se lave pas les mains en sortant des toilettes, alors qu’il est malade, éternue à tout bout de champs sur les aliments, tranche de la viande cuite alors qu’il a découpé du poulet cru avant sur la même planche, le port des gants c’est trop compliqué « c’est réservé aux hôpitaux »… Sur un banquet de 40 personnes, 20 sont malades, 5 sont hospitalisées et 1 conservera des séquelles à vie. La DDPP (anciennement DSV) fera alors un contrôle et affirmera une absence totale de procédures sanitaires par manque de formations. Le restaurant aura une fermeture administrative de 2 mois. A sa réouverture, personne ne souhaite revenir dans ce restaurant et ce sera la faillite du Titanic.

LES OBLIGATIONS RÉGLEMENTAIRES

Ce qui nous amène à dire que si la communauté a instauré des règles en matière d’hygiène, cela n’est pas un hasard.

Sont tenus, conformément à l’article L. 233-4, d’avoir dans leur effectif au moins une personne pouvant justifier d’une formation en matière d’hygiène alimentaire. Bien évidement 1 personne, c’est le minimum. Car si c’est le patron qui l’a effectuée et qu’il reste au bar, il lui sera difficile d’être au four et au moulin (à café)… Depuis 1 juillet 2016, tout nouveau restaurant qui ouvre sera contrôlé dans les 6 mois à un an maxi après son ouverture.

LES RÉSULTATS SONT RENDUS PUBLICS SUR INTERNET

Les établissements ayant un niveau d’hygiène « bon » sont ceux qui sont en conformité avec la réglementation en vigueur ou qui présentent quelques anomalies mineures.

Avec un niveau d’hygiène « acceptable », les établissements présentent des anomalies qui ne nécessitent néanmoins pas l’application de mesures obligatoires.

Le niveau d’hygiène « à améliorer » correspond aux établissements pour lesquels les déficiences constatées nécessitent la mise en place de mesures spécifiques (nettoyage, travaux, formation…).

Les établissements où le niveau d’hygiène est « à améliorer » doivent réaliser des mesures correctives dans un délai contraint jusqu’à 3 mois après la date de l’inspection. Dans certains cas, l’administration peut demander la fermeture d’urgence.

Tous les résultats de ces contrôles officiels en restauration sont disponibles en ligne sur le site web du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

La formation hygiène est essentielle voir vitale ; autant pour garantir des prestations qui sont gages de qualité que pour pérennité financière d’une entreprise.