Compétences Transverses, kézako ?

Appelées également « Soft Skills » (en anglais, compétences douces), les compétences transverses permettent de créer, maintenir et développer des relations de qualité avec son environnement. Au-delà des compétences techniques, elles permettent d’assurer une synergie autour de soi, appréciables, entre autres, dans des situations de gestion de projet et de management.

Un manager a tout intérêt à les identifier, les valoriser et les développer aussi bien chez lui que chez  ses collaborateurs. Neuf compétences, innées chez certains, développées ou à développer chez d’autres, permettent de mieux appréhender des situations du changement.

Le Directeur d’achat d’un grand groupe a ainsi réussi à sauver une situation critique en faisant appel à ces compétences transverses. Comment ?

A la fois opérationnel et manager, il a constaté un épuisement de stock pour un produit. S’il n’entreprend aucune démarche par souci de cacher ce problème à ses collaborateurs, la production d’un produit risque d’être arrêtée et entraîner des conséquences dramatiques. Il décide donc d’en parler à ses collaborateurs et les impliquer dans la résolution du problème. Ces derniers lui soumettent aussitôt des informations ou des pistes de résolution. Il coordonne ces échanges et réussit à atteindre la personne clé pour obtenir une livraison dans les temps.

Alors comment a-t-il réussi à trouver une solution ?

3 principales compétences

La connaissance de soi : être conscient de ses atouts et de ses défauts présente un point important. Cacher sa vulnérabilité pour ne pas faire appel à ses équipes ne serait pas une solution long-terme. Toutefois, le manager a suffisamment de courage pour passer au-delà de cette vulnérabilité.

Le leadership : Fédérer ses collaborateurs autour d’un enjeu commun sans se mettre en avant, la juste mesure.

La communication : une forme de communication qu’il a su adapter au contexte et aux personnes pour éviter l’effet inverse.

A travers cet incident, le manager a réussi non seulement à régler ce problème, mais éliminer un problème de sous-traitance. Une difficulté qui crée une opportunité. Encore fallait-il la voir sous cet angle.

Compétences transverses, outils de management participatif ?

Si ces compétences ont permis de gérer une crise dans ce cas concret, pourquoi ne pas les utiliser dans la construction d’une vision commune en entreprise ? Pourquoi attendre un problème pour chercher les solutions ?

Si ces compétences facilitent les relations sociales, à condition de les doser de façon « soft »,  développer ces compétences chez les managers ne serait-il pas une opportunité pour aller vers une organisation agile et pour performante ?